La baignade biologique - Idées reçues et mises au point !

Dans une piscine biologique, il n'y a aucun entretien : tout est naturel.

Faux. Dans une baignade bio comme dans une piscine chlorée, il y a un minimum d'entretien à réaliser si l'on veut garder la zone natatoire dans un état impeccable. Il faut notamment purger les filtres, aspirer le fond, frotter les parois (robots mécaniques), ...
On estime pourtant que certaines opérations sont réalisées 2 à 4 fois moins souvent en baignade biologique qu'en piscine chlorée.


La baignade biologique peut être chauffée.

Vrai. La seule différence entre une piscine « normale » et une baignade naturelle réside dans la filtration et l'utilisation de substances chimiques désinfectantes ; le reste est similaire. Les piscines bio sont souvent chauffées et munies d'un volet. Dans ce cas, le volet ne recouvre pas la zone plantée qui doit être séparée de la zone natatoire.
A cause de la zone de plantes filtrantes, il faut beaucoup plus de place pour une baignade biologique.
Faux. Si le lagunage (zone aquatique plantée) était jadis traditionnellement associé à la piscine biologique, il n'est plus essentiel aujourd'hui. Il apporte des atouts mais il ne peut garantir une filtration optimale et une sécurité sanitaire constante à lui seul. Dès lors, les techniques de filtrations permettent de réduire fortement la surface du lagunage qui devient un élément décoratif et non plus une surface énorme perdue et à entretenir.


La filtration est assurée par les plantes

Faux. Il est faux de penser que les plantes sont à la base de la filtration. Si certains l'ont cru, on sait aujourd'hui que quelques racines plantées dans des cailloux ne pourront jamais éliminer les germes ou les substances toxiques qui pourraient apparaître. La filtration se réalise ailleurs, dans des filtres qui éliminent ou recyclent les déchets. Les plantes du lagunage ne sont qu'une étape de ce système. Elles interviennent en fin de filtration pour absorber, à la place des algues, les substances recyclées par la filtration.


On peut facilement transformer une piscine chlorée en piscine biologique

Vrai. En général oui. A partir du moment où seule la filtration et la gestion des masses d'eau diffèrent, l'encombrement dans le local technique étant similaire, il est souvent assez aisé de remplacer un système par un autre.


Dans une baignade biologique, on n'utilise jamais de produits.

Faux. Si on n'utilise pas de produits désinfectants ou toxiques comme le chlore ou le brome, il reste nécessaire d'ajouter de temps en temps des minéraux. La stabilité de l'écosystème dépend de la quantité de minéraux et de l'efficacité de la filtration. Il faut donc mesurer la concentration en ces minéraux et l'efficience du filtre. En cas de besoin, on compense avec un produit adapté (préparation de minéraux) adaptée.


Comme la piscine naturelle n'est pas désinfectée, il y a des risques sanitaires.

Faux. Actuellement on ne conçoit plus une baignade sans des critères sanitaires très stricts. Des normes scientifiques et légales ont été établies et les constructeurs consciencieux s'y conforment scrupuleusement. On est loin des systèmes archaïques et insensés (pourtant encore installés par certains) où l'eau est, soit disant, épurée des germes et des substances toxiques par un simple passage dans des graviers ou des plantes. Au contraire, on utilise aujourd'hui des systèmes de pointe qui garantissent l'élimination des substances toxiques mais également des germes qui pourraient être présents.


La piscine naturelle ne doit pas être hivernée.

Vrai ! C'est l'un des avantages sur la piscine chlorée. Le lourd hivernage avec démontage des installations de filtration, descente du niveau d'eau de la piscine, purge des tuyaux, ... peut être évité en baignade bio où l'on profite de l'écosystème durant toute l'année. Si la filtration est neutralisée l'hiver, l'eau reste en mouvement permanent (grâce à une pompe économique) afin de ne pas geler.


Une baignade naturelle est plus onéreuse à réaliser qu'une piscine chlorée.

C'est généralement vrai : on ne parle plus d'un simple rectangle bleu mais souvent d'une réelle œuvre d'art paysager. Terrasses, cascades, lagunages, rivières, larmiers, jets, zones de graviers ou plantées, ... autant d'atouts esthétiques qui deviennent possibles mais qui ont un prix.

 



Un exemple de baignade biologique


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